Adhésion
Avantages
Prestations optionnelles
Editorial
Informations légales
Envoyez nous un mail !

 

Comme l'indique Michel TROPER dans un article du quotidien Le Monde, la démission de Dominique STRAUSS-KHAN « ... incite à réfléchir encore un peu au système français des poursuites ». Nombre d'éditorialistes, d'hommes politiques se sont exprimé sur la valeur de notre système en mettant en cause le fameux "gouvernement des juges".
Ce cliché tendrait à faire croire à l'opinion que l'autorité judiciaire voudrait se substituer aux pouvoirs exécutif et législatif. Seulement, le juge se contente d'appliquer la loi et de veiller à la répréhension d'actes délictuels et criminels dans le strict respect de la loi édictée par le législateur. Si dans certains cas, en raison de l'absence de normes ou de leur trop grande imprécision, le juge se retrouve contraint de créer la norme, la responsabilité en incombre prioritairement au législateur qui n'a pas voulu prendre clairement position.
L'autre volet de cette affaire est relatif à la presse. Elle profite largement des violations répétées du secret de l'instruction en diffusant des informations qu'on lui fournità dessein. Les cas judiciaires les plus complexes sont souvent résumées de manière caricaturale sous le prétexte du manque d'espace (presse écrite) ou de temps (télévision, radio). En l'occurence,il est particulièrement révélateur que la démission du Ministre de l'Economie et des Finances résultât d'une intense campagne de presse et non d'une intervention de l'appareil judiciaire.
Enfin, il n'est guère surprenant que, selon Dominique ROUSSEAU, « Les "grands" profitent toujours de la mise en cause judiciaire de l'un des leurs pour rappeler que l'Etat est en danger s'ils sont appelés devant les tribunaux» .

 

Stephan Ludot

Président de l'association J u r i C o u r s

 

 

S'abonner à la liste de mise à jour de JuriCours
Animé par www.egroups.fr

© Copyright J U R I C O U R S . Tous droits réservés sur ce site. Septembre 1998, 2000

Plan du site Accueil du site